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12 avril 2018

 

SNCF Réseau : ...sa gestion désastreuse

 

L’interdit politique

...Les pertes récurrentes proviennent en réalité d’un interdit politique. Il ne faut surtout pas faire apparaître la réalité économique aux yeux de tous. Dans l’exemple précédent du doublement des prix, ce sont les clients qui payent, c’est-à-dire en définitive les usagers du rail. Selon les spécialistes du sujet, les voyageurs ne payent actuellement que 30% environ du prix de leur billet. Comment leur faire payer le prix réel ? Les implications politiques de la réponse interdisent même de poser la question.

Subventions et emprunts assurent donc le financement, alors qu’il devrait provenir d’une capacité d’autofinancement générée par une politique de prix plus réaliste.

En caricaturant la problématique, les syndicats et les partis de gauche cherchent à réduire le débat à une opposition entre défenseurs du service public (qui ont un cœur immense) et monstres froids préoccupés uniquement de rentabilité. Mais tout service public subit des contraintes de gestion. La manne étatique n’est pas un trésor inépuisable. Il faudra bien revenir assez vite à la raison car les citoyens sont de plus en plus conscients que la SNCF leur coûte très cher, qu’ils voyagent ou pas.

 

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11 avril 2018

 

Politiquement correct - André Comte-Sponville.


« Ma thèse tient en une phrase : l’avenir du politiquement correct, c’est le populisme... Le résultat de plusieurs décennies de politiquement correct. J’en ai proposé, dans mon Dictionnaire philosophique, la définition suivante :

 

Le politiquement correct est ridicule, au sens que Pascal donnait à ce terme : il y a ridicule lorsqu’il y a confusion des ordres – ici, entre ce qui relève de la vérité et ce qui relève du bien. Pascal parlait aussi de tyrannie lorsque ce ridicule se trouve au pouvoir. En ce sens, le politiquement correct est non seulement ridicule, mais il est tyrannique : c’est la tyrannie des bons sentiments, de la morale qui prétend s’appliquer hors de son ordre. Le politiquement correct, toutefois, n’est pas l’expression de la majorité. C’est l’un de ses paradoxes. Le politiquement correct relève de la pensée dominante, mais celle-ci est le fait d’une ou de plusieurs minorités qui ont réussi à s’imposer, notamment dans les médias. Le politiquement correct, pour le dire autrement, ce n’est pas la doxa, l’opinion courante, mais la paradoxa dominante, le contraire de ce que pense la majorité, érigé en position dominante.

 

Nier que l’islamisme radical a un rapport avec l’islam serait aussi absurde que de dire : « Il n’y a aucun rapport entre l’Inquisition et le christianisme, ça n’a rien à voir ! ». Ou que de dire : « Il n’y a aucun rapport entre le stalinisme et le marxisme, ça n’a rien à voir ! ...

 

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28 mars 2018

Cécile Cornudet - Les Echos

La bonne réponse

 

Emmanuel Macron va devoir trouver le bon dosage et se dévoiler sur un sujet où il reste peu identifié. Quel président d'un pays en proie au terrorisme est-il ?

Pour compliquer le tout, le débat se polarise désormais sur la question des fichés S. Simple à comprendre, même si extrêmement réductrice. Et donc symbolique. Expulsion des étrangers qui figurent sur la liste, demandent le FN et désormais LR, internement des plus dangereux dit LR, avec d'autant plus d'allant qu'il sait surfer en terrain facile : entre 70 % et 80 % des Français y sont favorables lorsqu'on les interroge dans les sondages.

A revendication symbolique faut-il répondre par le symbole ? Peut-être, s'il s'agit de rassurer l'opinion. Pour ses annonces Emmanuel Macron réfléchirait à améliorer le suivi et la filature des personnes fichées S et à expulser davantage les plus dangereux.

 

 

Pour mieux franchir la premère marche qui vous conduira à la sagesse philosophique

 

20 décembre 201è

 

Le revenu universel des libéraux

 

« Comme toutes les vraies innovations politiques, le revenu universel met un temps infini à conquérir les esprits, et plus encore les décideurs politiques. Évoqué depuis deux siècles, remis au goût du jour par Milton Friedman dans les années 1960 sous forme d’impôt négatif, à deux doigts d’être mis en place aux États- Unis sous Richard Nixon, il a fait l’objet de dizaines d’expérimentations à travers le monde – encore aujourd’hui en Finlande. Certaines fondations privées tentent même de le mettre en œuvre localement, par exemple Recivitas dans un village brésilien. J’ai pu faire sur place deux constats qui ne devraient surprendre personne : d’une part, les êtres humains agissent de manière plus responsable et plus rationnelle quand leur survie est garantie ; d’autre part, ils sont les mieux placés pour juger eux- mêmes de leurs propres besoins. Le revenu universel est la réponse libérale au problème social : une assistance minimale déployée sans conditions, sans contrôle, sans stigmatisation – bref, sans aucune forme de paternalisme »

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7décembre 2017

 

Lu

Nous ne sommes pas les seuls !

 

 

« Les personnes sans domicile fixe pourront accéder à des biens et de la nourriture, gratuitement et 24h/24, à partir de début décembre dans plusieurs villes du Royaume-Uni. Action Hunger, l'ONG à l'origine de cette initiative, compte ensuite étendre ce dispositif à d'autres pays, dont la France.

C'est une nouveauté qui devrait améliorer le quotidien de nombreux sans-abri britanniques. Mettre à disposition des plus démunis un distributeur automatique de vêtements et de nourriture, c'est l'idée de l'ONG britannique Action Hunger pour lutter contre le fléau du sans-abrisme. Le principe ? Gratuitement, et à conditions d'être munies d'une carte automatique, les personnes sans domicile fixe pourront accéder trois fois par jour aux machines, situées à des endroits stratégiques de la ville de Londres.

…De l'eau, des fruits frais, des sandwichs, des serviettes hygiéniques, des brosses à dents ou encore, des livres : l'association a misé sur la diversité des produits proposés. « Il s'agit évidemment de répondre à leurs besoins primaires, mais pas seulement », précise Huzaifah Khaled, avant d’ajouter : « nous avons fait un sondage auprès des personnes concernées, pour savoir quels types de produits elles souhaiteraient et la majorité d'entre elles a indiqué vouloir des livres en priorité ! ». Pour Action Hunger, cette initiative revient non seulement lutter à son échelle contre la misère et la pauvreté, mais aussi à s'attaquer, plus largement, à la dépression de rue. Car le sans-abrisme va souvent de pair avec une rupture du lien social et l'isolement. L'objectif de l'association, sur le long terme, est de maintenir le contact humain et de permettre aux plus démunis de « retrouver une maison décente », explique son fondateur. »

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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